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Le plus grand de tous les Big Boss de Fabula. Voilà comment se voit le tristement célèbre criminel au chapeau melon Axel McDwell. C’est d’ailleurs aussi comme ça qu’il veut qu’on le perçoive, quitte à aller toujours un peu plus loin dans l’excès. Ce dernier a toujours été un homme aux multiples talents. Doté d’un esprit vif, d’un charisme exceptionnel et d’un appétit insatiable pour le pouvoir, il était clair en son esprit que le seul moyen d'obtenir ce qu'il voulait restait de le prendre par la force.
Dès son plus jeune âge, Axel se laissa attirer sans opposer la moindre résistance par une vie de crimes et de larcins. Il cherchait toujours le prochain gros coup, la meilleure opportunité de prouver qu'il deviendrait le plus grand chef criminel que le monde n’ait jamais connu. Pour autant, il savait aussi qu'il ne pourrait y parvenir seul. Pacifia était un pays plein d’opportunités, mais où la pègre locale semblait trop forte pour laisser un nouveau gang aussi ambitieux que le sien s’établir et risquer de leur faire de l’ombre. Il lui fallait se trouver des alliés prêts à mourir pour lui. Mais, ne sachant pas où chercher, il se contenta de la jouer en solitaire durant les premières années de sa vie.
Période durant laquelle il se contentait de subtiliser l’argent et les objets de valeur des passants qui avaient le malheur de croiser son chemin. Et ce, sans distinction d’âge, de genre ou de couleur de peau. Bien qu’il fût un combattant redoutable, ce dernier privilégiait la finesse à la violence. Raison pour laquelle, après avoir dérobé leurs portefeuilles sans même qu’ils ne s’en rendent compte, McDwell laissait toujours à la place, dans la poche ou dans le sac de ses cibles : sa carte de visite. Simple bout de papier cartonné les informant qu’elles venaient de se faire détrousser par : « le grand, magnifique et génial Axel McDwell ». Le choix des qualificatifs employés changeant à chaque nouvelle carte distribuée. En effet, pour former un gang digne de ce nom, il lui fallait des ressources. Ressources qui ne pouvaient s’obtenir que par l’argent. Or, il était complètement fauché.
Cela dit, Axel était né sous une bonne étoile, puisque le destin finit par lui faire croiser la route d’une riche héritière aux yeux vairons, plus connue aujourd’hui sous le nom de Nyo Glass. Dès le premier coup d’œil, il sut qu’il venait de trouver l’âme sœur. Certes, leurs débuts furent semés d’embuches et d’épreuves à surmonter. Mais, passé un certain cap, tous deux savaient qu’ils ne pourraient plus jamais se passer de l’autre. Ensemble, ils débutèrent leur ascension au sommet du monde criminel de Fabula ; ne pouvant décemment pas se limiter aux seules frontières de Pacifia. McDwell était le cerveau et le visage derrière les opérations, proposant toujours des plans ingénieux et élaborés qui n’avaient de cesse de laisser les autorités compétentes se gratter la tête. Et Nyo, elle, était les muscles, chargée d’éliminer tous ceux qui se mettaient en travers de leur chemin. En effet, cette dernière s’avéra être une véritable experte du combat au corps à corps, dotée d’une grâce mortelle et d’une détermination aussi féroce que celle de son partenaire. En outre, tous deux ne tardèrent pas à se connaître par cœur, développant une telle synergie en et hors combat que l’on aurait pu croire à deux êtres parfaitement interconnectés. Aucune parole ni clin d’œil n’était nécessaire. Il leur suffisait d’agir, sachant pertinemment comment l’autre réagirait au moindre mouvement.
En effet, ce ne furent pas seulement leurs exploits criminels qui contribuèrent à rapprocher Axel McDwell et Nyo Glass. Tous deux partageaient un même lien profond et tacite, qui allait au-delà du simple frisson du braquage ou de l'excitation de la course-poursuite. Ils étaient des partenaires dans tous les sens du terme, se couvrant toujours l’un l’autre et se faisant mutuellement confiance quoi qu'il arrive. Peu de temps après l’officialisation de leur duo, et grâce à la fortune de la famille Glass, Axel devint l'un des chefs de gang les plus notoires de Pacifia. Commandant un vaste réseau de criminels fidèles qui lui obéirait au doigt et à l’œil, le bandit au chapeau melon entretenait un véritable culte du chef envers lui-même. Mais Axel savait qu'il devait se démarquer du reste du gratin criminel s'il voulait véritablement se faire connaître du grand public.
Obsédé par sa propre légende, le criminel à la canne fusil – offerte en cadeau d’anniversaire de rencontre par sa petite seconde préférée - commença donc à mettre en scène des braquages et des vols de plus en plus élaborés. Il veillait d’ailleurs toujours à faire une forte impression auprès de celles et ceux sur place lors de ses passages. Par la force des choses, McDwell prit l’habitude de demander à l’un de ses sbires de passer ses musiques favorites sur leur poste de radio portatif, utilisant des bombes fumigènes et d'autres astuces théâtrales pour que ses crimes ressemblent à de véritables performances. Pour ainsi dire, il s’assurait pour chacune d’entre elles que les différents médias soient là pour capturer chaque instant, transformant ses crimes en grands spectacles pour le monde entier. Braquages, vol à main armée, enlèvements et extorsions de fonds – pour n’en citer que quelques-unes - devinrent bien vite monnaies courantes, avec lui dans les parages.
Au fur et à mesure que sa réputation grandissait, de plus en plus de criminels affluaient vers sa bannière, désireux de faire partie du syndicat du cime le plus grand et le plus ambitieux de tout Fabula. Axel savourait pleinement son rôle de bête de scène, cherchant toujours à impressionner ceux qui l’entouraient et s'assurant que tout le monde sache bien qui était le patron. Ni très physionomiste, ni très intéressé à l’idée de retenir les noms de tous ses laquais, McDwell semble encore aujourd’hui n'accorder son attention qu’aux membres de son gang qui se démarquent vraiment du lot. Et encore, ça lui arrive de les confondre !
Mais, malgré sa personnalité plus grande que nature et haute en couleur, Axel McDwell demeure un esprit criminel astucieux et calculateur. Jouissant d’un véritable don pour se retrouver directement ou indirectement dans tous les mauvais coups, le bandit au chapon melon incarne cette figure du leader charismatique qui sait comment parler à ceux qui l'entourent afin d’obtenir tout ce qu'il veut. Ce qui ne fut évidemment pas sans lui attirer les foudres de divers opposants aux 4 coins de Fabula. Ses crimes flamboyants qui semblaient tirer toute la couverture à lui contribuèrent ainsi à lui attribuer le statut d’homme à abattre. Et ce, aussi bien au sens métaphorique des rebâtisseurs de Célestia, qu’au sens très littéral de la pègre internationale. Bien sûr, McDwell savait qu'il était toujours à un faux pas de se faire tuer ou capturer. Mais, il aimait plus que tout cette sensation de jouer avec le feu et de demeurer impuni, en dépit de tous ses crimes.
Aujourd’hui à la tête d’un groupe sans pays, ni frontière, Axel McDwell entretient son gang en le laissant vivre de délits et de larcins à travers tout Fabula. Entreposant des sbires et des bases un peu partout où il se rend, le bandit à la mèche rousse reste persuadé qu’en ce bas-monde, le seul moyen de s'en sortir véritablement : c'est de jouer sur tous les tableaux de l'illégalité. Après tout, à ses yeux, les honnêtes gens sont beaucoup trop concernés par des problèmes bien plus urgents ou menaçants que les petits criminels dans son genre pour lui porter l’attention qu’il mérite. Manque évident de considération qui représente, à ses yeux, la meilleure invitation possible pour le pousser à se servir où il veut, quand il veut et comme il veut.
Totalement incapable de se satisfaire de ce qu’il a déjà, ce dernier s’est mis en tête d’unifier l’intégralité des cartels de Fabula sous sa bannière. Ainsi, il se placerait enfin au sommet de la hiérarchie criminelle des trois continents. Proposant du matériel de haute facture et vendant bon nombre de ses propres armes à des clans émergents - pour s’assurer de leur soutien en leur permettant un bon départ dans leur grand méchant monde - le gang d’Axel McDwell semble ne connaître aucune limite. À l’image de leur chef.
Grand féru de cigares, il serait aujourd’hui activement recherché par de nombreux pays membres – ou non - de l’Alliance de Protection de Fabula. Perçu par ses hommes comme une véritable source d’inspiration à la fois égocentrique, malintentionnée et tyrannique, McDwell se complait dans le rôle du gangster flamboyant et conserve un malin plaisir à faire le mal pour assouvir ses propres ambitions. Tout autant capable d’abandonner ses propres alliés à leur sort funeste que de montrer un véritable attachement envers eux – ou plutôt envers ce qu’ils représentent pour le bien de son organisation criminelle – le gangster au chapon melon et à la cane à la poignée courbée reste à la fois très clair dans ses intentions et pourtant particulièrement imprévisible dans ses réactions. Capable du meilleur comme du pire – mais surtout du pire – pour assouvir ses ambitions, il n’écoute personne d’autre que lui pour prendre ses décisions. Pas même sa « petite crème glacée » préférée.
Après tout, il ne peut y avoir qu’un seul Big Boss sur Fabula. Et si ce dernier ne s’appelle pas Axel McDwell, alors il ne s’appellera pas du tout !