Fort-Brillant
Il n'est nulle nation plus représentative du continent d'Hivrian que le Royaume Mère de Fort-Brillant. Anciennement connu sous le nom de Gévaudan, du temps des deux Tempus Belli, la société médiévale du continent du passé et de l'hiver a établi sa domination tout au long de l'histoire de Fabula. La magie et son contrôle - capable de rivaliser avec les technologies les plus avancées d'Automaton - cumulés à son bestiaire de créatures fantaisistes redoutables, ainsi qu'à l'importance de sa démographie incarnant les raisons principales de la position hégémonique actuelle de cette monarchie absolue ultraconservatrice et ultraréactionnaire. Fort-Brillant est une nation fière mais imparfaite. Le choix d'une société médiévale est à la fois considéré comme étant la plus grande force et la plus grande faiblesse du plus vaste et plus puissant pays d'Hivrian. En effet, les sujets de la Famille Royale des Van Arthur ont inculqué des traditions auxquelles ils sont très attachés, les poussant à approuver leur société unie de solidarité mécanique aux valeurs chevaleresques de défense de la veuve et de l'orphelin. Et pourtant, les très grandes disparités sociales dues à la hiérarchie moyenâgeuse de leur État n'a de cesse d'affaiblir cette unité. Si le paysan n'est pas et ne sera jamais l'égal du Roi, les choses ont légèrement changé avec l'arrivée au pouvoir du Roi Minotaure Claudius Van Arthur ; Héros symbolique vénéré de Fort-Brillant et Pourfendeur de "La Bête de Gévaudan" responsable de l'exil de l'ancienne Famille Royale des Cœur-Noir - Anciennement Cœur-de-Lion - au tréfonds des recoins les plus reculés de ses terres. En l'occurence : dans la contrée de Némésian, reniée officieusement par Sa Majesté en raison de son cruel manque de ressources, de magie et de population. Cette décision royale ayant de facto contribué à l'arrivée de Monica Cœur-Noir "la Méduse" au poste de Gouverneur de Némésian. En effet, l'on raconte que les némésis auraient accepté d'accorder du crédit à cette autoproclamation en guise de protestation contre l'abandon de leur territoire par le Roi Minotaure - surnom provenant d'une vieille tradition visant à attitrer des sobriquets inspirés d'animaux ou de créatures fantasistes aux personnes à qui l'ont fait référence en guise de respect. En effet, le Royaume de Fort-Brillant est composé de plusieurs fiefs, tous sous le joug de la Couronne, et pourtant tous gouvernés par différentes grandes familles nobles afin d'alléger les responsabilités du Roi. En effet, le Royaume Mère est profondément divisé depuis les deux Tempus Belli entre des fiefs orientaux prospères et rayonnant, et les contrées désolées occidentales, grandes oubliées de l'Histoire. Cette disparité globale au sein de toute la société est notamment due aux règles très strictes, rétrogrades et profondément encrées dans les traditions fortiannes en vigueur. Ces obligations imposent notamment à la famille royale - et ce sur plusieurs générations encore - de sacrifier certaines parties de leur corps, au profit d'améliorations prosthétiques permettant d'assurer la stabilité entre les peuples de Fabula. D'autres sont d'ailleurs plus vivement encore critiquées à l'international. En témoigne leur coutume d'interdire toute autre nouveauté ou innovation provenant de l'extérieur. Et en particulier s'il s'agit de technologie - en dehors des améliorations royales. Enfin, l'obligation d'avoir un Roi au pouvoir exclut de facto le droit de diriger aux femmes, qu'elles fussent reines ou bien princesses héritières. Le seul à pouvoir abroger ces règles demeurant le monarque au pouvoir ; et pour ainsi dire, s'il s'y risque : même lui peut perdre des plumes dans le processus. À vrai dire, l'importance accordée aux traditions est telle sur Fort-Brillant que leur enfreinte, et ce même par un membre de la famille royale - en l'occurence, le prince déchu Xavier anciennement Van Arthur "la Pieuvre" - peut entrainer des répercussions si colossales qu'elles pourraient bien signer une nouvelle guerre, voire la fin définitive du Royaume Mère. Reste à savoir, si jamais un tel scénario venait à se dérouler, si le peuple Fortian se tournerait plutôt vers leur Régent ou bien vers leurs traditions ...
La société Westphalienne se revendique de la période de "l'Ancien-Monde" dite du "Far-West". Il s'agit là du deuxième pays le plus vaste, le plus peuplé et le plus riche tant au plan économique que magique de tout Hivrian, juste derrière le Royaume de Fort-Brillant. Un véritable paradis pour tous les chasseurs de primes, mercenaires, bandits et escrocs notoires, qui représentent bien la majorité de leur population, aujourd'hui. Axant toute sa politique interieure sur le modèle traditionnel de l'Ouest américain, Westphalian dénote cependant de ce dernier à travers quelques spécificités. Tout d'abord, du fait de la règlementation stricte d'un texte de loi rédigé il y a plus d'un siècle, érigé en tant que Constitution et que tout le monde se doit de respecter, y compris les criminels : "The Western Code". Ce dernier fixe les us et coutumes auxquelles doivent se plier chaque citoyen westphalien, sous peine de se faire maudir par le pays lui-même. L'on retrouve les codes de conduite, l'esthétique, les stéréotypes ainsi que le reste des fondamentaux dont il faut impérativement tenir compte si l'on souhaite être inclu au sein de la société western. Parmi les plus célèbres, il est la règle dite du Shérif - homme de lois chargé de garantir l'ordre et travaillant de concert avec les troupes de l'armée nationale mieux connues sous le nom de "Tuniques Bleues". Cette dernière stipule qu'il faut impérativement un shérif par ville, et ce pour chaque ville de la nation western sans exception. Cependant, il ne peut y avoir qu'un seul Shérif des shérifs, autre spécificité westphalienne. Ce dernier obtient en même temps que son titre : des pouvoirs surnaturels conférés par le pays lui-même en échange de la charge d'assurer la bonne conduite de l'ensemble des acteurs et organismes principaux de Westphalian, notamment les shérifs et la First National Bank (FNB). Ainsi, il se doit de faire appliquer la règle dite du "service pour un service" auprès de quiconque serait venu en aide directement à un shérif ; tout en s'assurant que ces derniers aient toujours leur étoile à la boutonnière et leur chapeau sur le crâne. En effet, la possession de couvre-chef est un élément primordial sur Westphalian ; il n'est d'ailleurs pas rare ici de considérer ces derniers comme plus précieux qu'une vie humaine. Leur absence pouvant d'ailleurs susciter doutes, craintes ou stigmatisation. Si les westphaliens ne sont, en effet, pas vraiment reconnus pour leur côté accueillant, ils le sont déjà bien plus pour leur volonté d'équiper leur pays d'armes à feu et de lignes de chemins de fer, faisant donc de ce dernier : l'une des seules nations d'Hivrian à vraiment accepter la technologie - bien que rustique - sur son territoire.
La Confédération de Nostlagian possède l'un des modes de gouvernement parmi les plus atypiques et particuliers de tout Fabula. Terre des temporalités oubliées où cohabitent des individus se réclamant de pratiquement chacune des différentes sociétés issues de chacune des différentes époques de "l'Ancien-Monde" - hormis la période du Moyen-Âge et du Far West - l'ambition profonde de la population nostalgienne est celle de faire revivre des époques qu'ils n'ont jamais pu connaître. Leur éclectisme reste leur principale force, leur permettant de s'appuyer les uns sur les autres pour subvenir au moindre problème rencontré. Dotée d'une magie relativement courante, leur nation regroupe ainsi une large variété de civilisations plus ou moins anciennes pouvant provenir de chacune des différentes périodes de l'ancienne histoire terrienne. Ces derniers sont ainsi regroupés dans des Circonscriptions, chacune ayant son propre dirigeant, sa propre capitale, ses propres lois et son propre mode de fonctionnement. L'on en comptabilise aujourd'hui 21, du fait du nombre de siècles s'étant écoulés avant la création du projet Fabula. Chacune des Circonscriptions compte donc en son sein l'ensemble des citoyens nostalgiens se revendiquant d'une population s'étant développée au long du siècle en question - représenté par le numéro attitré à la dite Circonscription. Ère Viking, Japon médiéval, Europe des années 90, Égypte Antique et bien d'autres encore font ainsi partie de la substantifique moelle du "troisième pays d'Hivrian". Ce sentiment d'unité malgré leurs différences, découlant de la liberté laissée à tout un chacun de reconstituer le passé à grande échelle, permet donc aux nostalgiens de trouver ce qu'il y a de mieux pour chaque situation à travers la mobilisation des différents membres de leurs très nombreuses communautés. Société anarchique, au sens où ils n'ont pas un seul dirigeant pour leur pays entier, mais plusieurs petits chefs pour leurs différentes tribus, ces derniers ne se réunissent en conseil de crise que lorsqu'une décision importante pour Nostalgian s'impose. De facto, cela a longtemps empêché Nostalgian de rejoindre les rangs de l'APF, du fait d'une incapacité certaine à être représenté sur le plan international. Pourtant, les récentes négociations pourraient bien faire du "troisième pays d'Hivrian" : la nation la plus encline à transitionner de seul nom figurant sur la liste des nouveaux pays candidats à seul nom figurant sur la liste des nouveaux pays admissibles.
Sur Fabula, il subsiste un état dit "primitif", ayant fait le choix délibéré de s'écarter du modèle classique des sociétés humaines à grande échelle considéré comme responsable de la perversion originelle de la nature profonde de l'Homme. Cet état - le seul à encore vénérer des esprits de divinités qui ne seraient ni les Deux Frères, ni la Petite Sœur - est plus connu sous le nom d'Historian ; bien que l'origine de ce patronyme reste un mystère puisque les natifs historiais eux-même n'ont pas pour habitude de nommer leur propre pays. Terre très peu touchée par la magie, la volonté de ceux qui y ont élu domicile, aussi appelés "indigènes" ou "natifs", est celle de revenir aux fondamentaux des premières sociétés tribales humaines en rejetant toute forme de valeurs ou d'unité commune, si ce n'est le respect de la nature environnante, la faune tout autant que la flore - toutes deux étant particulièrement riches et variées. C'est une société majoritairement désorganisée, faible magiquement, technologiquement, militairement, politiquement et économiquement. D'aucuns la perçoivent comme un véritable retour aux sources, en somme. Pourtant, les historiais demeurent. Ils vivent en tribus disparates et peu nombreuses, dans des cavernes, des jungles ou des cabanes. Ils ne représentent pas vraiment le moindre poids à l'échelle internationale, n'ayant en commun ni chef, ni capitale, ni monnaie, ni langue. Cependant, leur proximité avec le continent de Déséter est synonyme de nombreuses autres ressources que seuls les natifs savent trouver. Il n'est ainsi pas rare de voir des braconniers et des groupes de malfrats pénétrer leur terre pour se les accaparer. Heureusement pour eux, "civilisation primitive" ne signifie pas sans défense. En effet, en ce qui concerne les poisons naturels, les pratiques occultes et la débrouillardise, il n'est nul citoyen de Fabula capable de rivaliser avec un natif historiais. Et bien que très méfiants du monde extérieur, ils n'en demeurent pas hostiles avec les étrangers qu'ils jugent pacifiques et peuvent même parfois se montrer curieux quant à la nouveauté qu'ils incarnent. Malgré tout, Historian est encore aujourd'hui le pays peuplé le moins développé de tout Fabula. Et sans réel gouvernement à leur actif, ni conseil de crise, il semble impossible d'imaginer les peuples historiais un jour rejoindre les rangs de l'APF. Et ce, sans même évoquer la question de la rancœur envers Fort-Brillant et Atolcost pour les conséquences qu'ont eu les deux Tempus Belli sur leur territoire.