Célestia
Plus vaste pays du continent du présent et du printemps, accueillant chaque jour plusieurs milliers d'habitants, la Sociocratie de Célestia continue d'entretenir son titre de « Paradis de Fabula » et de société idéale. Fondée il y plusieurs siècles de cela par le philanthrope créateur Doyen Théodore Rupert, Célestia rayonne de par son architecture, sa politique sociale, sa culture, sa gastronomie et son champs des possibles. Le climat y est doux, les rues propres et les habitants pratiquement tous acceuillants. Ici est chérie l'idée que chacun peut réaliser ses rêves les plus fous, et ce : grâce à l'Académie des Rebâtisseurs de Célestia. Loin d'être une école comme les autres, voire d'être une école tout court, cette dernière a pour unique rôle de faire participer à la société chaque membre qui compose la cité. De plus, le Doyen Théodore Rupert a mis en place une politique sociale forte, permettant d' offrir à l'intégralité des résidents de Célestia de quoi vivre dignement, ainsi qu'un accès illimité aux services de culture. Cependant, pour obtenir plus que ce qui est offert gratuitement à tous, il suffit d'exercer l'une des incalculables professions proposées par l'Académie des rebâtisseurs de Célestia, dont les revenus peuvent varier en fonction des métiers. Aucune n'étant sensée permettre à un citoyen actif de gagner plus de 4 fois les revenus d'un autre citoyen actif. C'est le calcul économique le plus juste qu'ait trouvé le Doyen Théodore Rupert pour limiter au maximum les inégalités tout en garantissant une certaine forme de méritocratie. Et grâce aux excellentes relations entre la Sociocratie de Célestia et la Stratocratie d'Atolcost, les postes inoccupés seront effectués par des machines, généreusement offertes par leur grand allié; et qui leur seront immédiatement rendues si d'aventure le métier est repris par un être humain. Terre des rebâtisseurs, gardiens de l'harmonie et combattants d'élite formés pour aider quiconque réclamerait leur service, Célestia ne se revendique néanmoins en rien de l'ingérence dans les affaires internationales. « Célestia ne souhaite pas créer des gendarmes du monde. Seulement proposer à tout-un-chacun d'avoir un moyen d'être protégé, où que l'on puisse se trouver sur Fabula» déclarera d'ailleurs à ce sujet le Doyen Rupert.
Plus petit pays de Printania, la République ploutocratique de Loisiria n'est autre que la nation la plus touristique de tout Fabula. Ayant fait de la réussite économique son principal cheval de bataille, le gouvernement de cette immense station balnéaire a érigé les lois de l'offre et de la demande comme principes fondamentaux de sa Constitution. Le principe libéral en vigueur prône, de fait : l'ouverture des frontières aux touristes du monde entier - qu'ils fassent partie de l'APF ou non - ainsi qu'un clientélisme exacerbé, voire poussé à l'extrême. Là-bas, les prix sont chers et les individus les plus pauvres ne sont jamais autorisés à rester bien longtemps. Ceci dit, c'est un territoire aux plages magnifiques, aux paysages enivrants et où les lieux de détente ayant acquis une véritable renommée à l'international sont légion. Considérée comme la seule nation de Fabula qui compterait en son sein plus de touristes que d'habitants au mètre carré, cette dernière serait également accusée d'être le plus gros paradis fiscal existant. Raison qui aurait d'ailleurs poussé beaucoup des plus grandes célébrités internationales à demander la citoyenneté loisiriaise et à élire domicile sur son territoire. De facto, quiconque peut devenir officiellement citoyen Loisiriais, et ce sans se préoccuper du droit du sang ou du droit du sol. En effet, il suffit légalement de se rendre au premier Casino de maire venu, voire au Casino Présidentiel et de déposer une somme suffisante sur la table, et ce quelle que soit la monnaie. C'est en tout cas ce qu'a proclamé la Présidente Johanna elle-même lors de son élection : "Quoi que dira Mysandria, Loisiria est sans conteste la société la plus tolérante et inclusive de tout Fabula. Nous ne nous intéressons ni à votre identité, ni à votre sexualité, ni à votre passé ; seulement à votre porte-monnaie !"
La République Populaire de Mysandria est probablement le pays le plus raillé aux quatre coins de Fabula. Autrefois nation la plus puissante militairement de Printania, la période de "Désogrerougification" a laissé place au développement de thèses "néo-woke" prônant la déconstruction de "l'Homme blanc cis hétéro privilégié" et l'avènement des minorités comme porte-étendard d'une société nouvelle ; délaissant donc l'ancienne cause prolétaire. Société à parti unique, c'est le Parti Progressiste de Mysandria (PPM), et à sa tête : Olympe de Symphalle, héritière de la dynastie des de Symphalle, qui décrète qui est autorisé ou non à vivre dans le gigantesque Safe Space qu'est leur nation. Bien que cherchant à défendre des valeurs nobles, l'extrêmisation de leurs différents combats a entraîné une transformation dans la façon de vivre et de percevoir le monde des Mysandriais.e.s. En effet, leur volonté de défendre les minorités opprimées, s'est peu à peu transformée en une vénération de ces dernières au détriment d'une autre partie de la population aujourd'hui ostracisée, voire emprisonnée au moindre mot de travers susceptible de heurter la sensibilité d'un.e autre partisan.e. Régime autoritaire, voire totalitaire pour certains, bien que prétendant l'inverse en reportant l'accusation sur tous les autres pays de Fabula jugés fascistes, racistes, sexistes ou rétrogrades ; Mysandria demeure une société isolationniste, protectionniste et auto-suffisante qui n'attendrait paradoxalement rien de moins que le "Grand Soir" où iels parviendraient à envahir l'intégralité de Fabula pour unir tout le monde sous leur bannière violette. Si aujourd'hui peu de monde prend au sérieux la menace qu'iels représentent, du fait de leur incapacité à s'entendre au sein même de leur pays, d'aucuns racontent qu'iels possèderaient toujours leurs armes atomiques du temps de Daniil "L'Ogre Rouge" de Symphalle et que ces dernières seraient toujours parfaitement opérationnelles.
Pacifia est une Kleptocratie, bien que se présentant officiellement comme étant une République démocratique tout ce qu'il y a de plus classique. Après tout, c'est bien là la volonté même de Pacifia de n'afficher aucune hostilité envers qui que ce soit. Les pacifiaises et les pacifiais cherchent en effet avant tout le calme et la tranquilité. Ils ne se reconnaîtraient ainsi ni dans "la démesure de Célestia", ni dans "l'oisiveté de Loisira" et encore moins dans "l'hystérie Mysandriaise", d'après les termes employés par le président conservateur Nicolas Stanford. Ces derniers chercheraient à préserver le statu quo en toute circonstance, sans jamais faire de vagues, afin d'éviter à tout prix de revivre le drame de "l'Ancien Monde". La plupart des citoyens se targuent d'ailleurs de n'avoir historiquement jamais participé à la moindre guerre, alimantant ainsi leur amour pour la tranquilité et la stabilité dans la continuité. Seulement, il semble de plus en plus difficile aujourd'hui de cacher aux yeux du monde la place importante qu'occupe le crime et la corruption au sein de cette société, et ce malgré un indice de développement humain particulièrement haut. Assassinat de juges, de policiers, de journalistes ou de politiciens anti-corruption, ... La présence d'une mafia proche du pouvoir en place demeure aisément imaginable. Bien des mystères reposent en cette contrée reposante encadrée par un fort dispositif de sécurité. Mais le contrôle long et fastidieux aux frontières cumulé à sa non-appartenance à l'APF rend complexe les allées et venues dans ce pays. Seuls les étrangers retraités sont facilement autorisés à s'installer sur le territoire. Tout d'abord, en raison du nombre déjà très important de personnes âgées à Pacifia, n'ayant aucune autre intention en tête que celle d'écouler de derniers jours heureux dans un cadre calme et paisible. Mais aussi, et surtout : du fait de leur habitude de voter massivement pour le parti au pouvoir à chaque élection.