Les personnages liés
Nation
Olympe de Symphalle est née dans l’ancienne capitale de Mysandria. Elle appartient à la dynastie des de Symphalle, descendants directs de l'Ogre Rouge : une figure légendaire de Mysandria qui gouverna le pays d’une main de fer durant près d’un siècle, contribuant à son rayonnement à l’international. Olympe fut élevée avec un sens aiguisé de la justice et de la responsabilité envers son peuple ; sa famille lui ayant très tôt inculqué l'importance de l'équité et de l'égalité.
Olympe s'est montrée très prometteuse dès son plus jeune âge. Son charisme et ses qualités de leader héritées de son aïeul étaient évidentes pour tous ceux qui la connaissaient. Elle s’avéra être une élève studieuse, excellant particulièrement dans ses études sur le genre. Mais sa véritable passion restait la politique. Elle était tout simplement fascinée par les rouages du gouvernement et s'est toujours intéressée aux moyens de rendre sa société plus juste et équitable pour les différentes minorités discriminées partout ailleurs sur Fabula. Auteure de nombreux essais relatifs à la justice sociale, il ne fallut pas attendre très longtemps avant qu’elle ne gravisse les échelons du Parti unique des Travailleurs Mysandriais. Proche de son ancienne porte-parole Mathilda Debray, la jeune de Symphalle se laissa de plus en plus porter par son discours progressiste et inclusif.
En grandissant, Olympe devint une fervente féministe – que d’aucuns pourraient qualifier d’extrémiste – attachée plus que tout à la lutte pour les droits des femmes. Elle croyait profondément en son idéologie et y dédia toute son énergie pour que les femmes puissent jouir des mêmes droits et opportunités que les hommes dans tous les aspects de la vie. Certes, Mysandria n’était pas la nation la plus en retard sur le sujet. Mais sa volonté s’exportait bien au-delà de ses frontières. Bon nombre de ses sœurs réparties aux 4 coins de Fabula avaient besoin d’être représentées par quelqu’un. Une figure féminine forte et déterminée qui n’accorderait aucune concession aux oppresseurs de tous bords. Ainsi, elle jura de consacrer sa vie à sa cause et de se battre sans relâche pour l’égalité des droits.
Cela dit, lorsque la soudaine désactivation de l’Ogre Rouge eut lieu, Olympe fut tout autant prise de court que les autres. Nul ne s’attendait à ce que son poste reste vacant, nécessitant donc rapidement la désignation d’un leader de substitution. Une succession de gouvernements provisoires furent mis en place, mais tous s’avérèrent plus incompétents les uns que les autres, déconstruisant peu à peu tout ce qu’avait bâti leur ancien dirigeant. Extrêmement impopulaires, ces derniers surent qu’il leur faudrait trouver une nouvelle figure charismatique à installer à la tête du parti pour sauver la situation. Quelqu’un qui saurait se montrer à la hauteur de l’Ogre Rouge, capable d’à nouveau unir la nation derrière un seul et même étendard.
Jouissant alors d’une image particulièrement reluisante en tant que descendante directe et engagée de l’ancien chef d’État, Olympe de Symphalle fut fortement pressentie pour reprendre le flambeau. Son arrivée au pouvoir fut instantanément perçue comme une victoire majeure pour les féministes et les défenseurs de la justice sociale dans tout le pays. Olympe était flamboyante, déterminée, intelligente et passionnée. Autant dire qu’elle devint rapidement un modèle pour toute la gent féminine de Mysandria.
Alors âgée de seulement 17 ans, Olympe de Symphalle devint la plus jeune dirigeante du Parti unique des Travailleurs Mysandriais. Nom qu’elle modifia aussitôt en « Parti Progressiste Mysandriais » afin de ne plus limiter le parti aux seuls hommes qui composaient la société. S’en suivit une liste interminable de réformes amenant Mysandria à troquer lentement mais sûrement leur ancienne idéologie, leur ancienne devise et leur ancien drapeau au profit de nouveaux, plus en lien avec la ligne politique moins rouge et plus rose incarnée par Olympe. Le temps des travailleurs était passé ; maintenant, tout le monde devait se sentir inclus dans la nation du progrès social. Si tous ne furent pas enchantés par ces changements soudains, la nouvelle dirigeante de Mysandria se montra rapidement aussi autoritaire et ferme que son aïeul. Tout opposant au régime était aussitôt arrêté et emprisonné. S’opposer au progressisme, c’était être un fasciste blanc cis-hétéro privilégié méritant l’ostracisation.
Persuadée qu’il fallait un ennemi commun pour faire converger toutes les luttes, Olympe fit du patriarcat son bouc-émissaire. Toutes les minorités furent ainsi amenées à se placer sous la bannière violette de Mysandria, afin de s’unir contre les influences néfastes des nations extérieures. Considérant notamment Fort-Brillant, Westphalian et CloakHoover comme des bastions de l’archaïsme, du machisme et de la décadence, Olympe prit la décision de quitter l’Alliance de Protection de Fabula pour fonder sa propre union internationale de son côté. Si cette dernière ne compte à l’heure actuelle qu’un seul membre, la dirigeante de Mysandria espère malgré tout que son soutien politique et matériel à la cause de l’ancien prince Xavier suffira à convaincre les jumeaux Van Arthur de la rejoindre plus tard.
Cependant, malgré ses nombreuses réalisations – telles que l’officialisation de l’écriture et du langage inclusifs ainsi que la création du réseau social Mysandriais Twimblr répertoriant les points de bon.ne.s partisan.e.s - Olympe fait désormais face à un nouveau défi. En effet, cette dernière constate que, depuis quelques années, les mentalités Mysandriaises commencent à changer, tendant à devenir de plus en plus "néo-wokes". Ses fidèles concitoyen.ne.s semblent effectivement se tourner davantage aujourd’hui vers de nouveaux combats et de nouveaux problèmes, s'éloignant et délaissant ainsi de plus en plus sa vision de l'égalité entre les sexes et de la justice sociale pour tous. Olympe se retrouve donc tiraillée entre son désir de rester fidèle à ses valeurs et son besoin de s'adapter à l'évolution des mœurs. Ces dernières se faisant de plus en plus extrêmes et de moins en moins consensuelles, au point où Olympe elle-même ne parvient plus vraiment à se retrouver dans le mouvement. Situation qui n’est pas sans amuser la communauté internationale, contribuant à faire de Mysandria la risée de Fabula.
Pourtant, malgré le manque de cohésion en interne et les railleries incessantes en externe, Olympe est restée attachée à sa cause et à sa ligne politique. Sachant qu’elle peut toujours compter sur le soutien de l’armée, la jeune dirigeante aux nobles idéaux continue de se battre pour les droits des femmes, afin de promouvoir l'égalité et la justice sociale sur Mysandria. Elle a travaillé sans relâche pour combler le fossé entre l'ancienne et la nouvelle génération dans l’espoir de rassembler ses partisan.e.s autour d'une vision commune visant à l’élaboration d'une société plus juste et plus équitable.
Aujourd'hui, Olympe de Symphalle est toujours une figure marquante du paysage politique de Fabula… Pour le meilleur comme pour le pire. Elle est une dirigeante respectée par les siens – même si pas tant que ça à l’extérieur - et un modèle pour les jeunes femmes de toute sa Patrie – bien qu’elle en compte de moins en moins – qui espère bien parvenir à exporter ses idées et sa vision partout à l’étranger. Et par la force s’il le faut ! Certes, l’ancienne Armée Rouge n’est plus que l’ombre de ce qu’elle a été. Mais, elle conserve malgré tout les armes de destruction massive datant de l’époque de l’Ogre Rouge. De quoi suffire à rappeler aux autres nations machistes et fascistes de Fabula que Mysandria demeure toujours en mesure de répliquer.
Plaçant beaucoup d’espoir dans sa nouvelle Union Néo-Woke, Olympe de Symphalle reste persuadée que malgré les difficultés, tôt ou tard, le « Grand Soir » viendra. Et qu’avec lui, un nouvel âge d’égalité, d’inclusivité et de justice sociale s’établira dans les moindres recoins de Fabula.